• Par Anne-Sophie Gamelin
  • Posté le 31 octobre 2016

Soyez en conformité avec la loi

Fin 2014, le Syndicat National des professionnels du Bronzage en Cabine (SNPBC) et la Confédération Nationale de l'Esthétique Parfumerie (CNEP) ont déposé un recours devant le Conseil d'État à l'encontre de l'arrêté du 20 octobre relatif à l'information et aux avertissements destinés aux exploitants et aux utilisateurs d'appareils de bronzage.

Par une décision n° 386634 rendue le 27 juillet 2016, le Conseil d'État a annulé une partie de "l'information" qui avait été imposée par le gouvernement. Plus précisément, la phrase suivante est supprimée des affiches d'avertissement au public : "Dès la première exposition aux appareils de bronzage, le risque de développer un cancer cutané augmente de 60 %".

Pour motiver sa décision, le Conseil d'État a retenu d'une part, le caractère matériellement inexact d'une telle mention, d'autre part, à la supposer même juste, "une telle évaluation ne pourrait, en tout état de cause, être correctement interprétée par les consommateurs que si le taux du risque ainsi accru était également précisé".

Pour résumer, les esthéticiennes et les opérateurs UV doivent modifier "l'affiche avertissement" qui doit être clairement apposée près de l'appareil UV et faire disparaître la phrase suivante « Dès la première exposition aux appareils de bronzage, le risque de développer un cancer cutané augmente de 60 % ».

 

Une information loyale du consommateur est indispensable et les deux syndicats l'appellent de leurs vœux. Cependant, informer ne veut pas dire mentir ou faire peur. Et le Conseil d'État l'a solennellement rappelé.

Le SNPBC souligne également, qu'utilisé de manière raisonnée, le bronzage en cabine ne présente pas de dangerosité particulière : les UV naturels (soleil) ou en cabine sont contre-indiqués pour seulement 3 à 7 % de la population française. Ces sujets à risque sont connus et informés des risques encourus et découragés par les opérateurs UV de pratiquer des séances de bronzage en cabine.

En partenariat avec l'Institut Français Soleil et Santé, le SNPBC a spontanément développé des outils pour accentuer encore l'information destinée à ce public.

En revanche, la très grande majorité de la population n'a pas de facteurs de risque. Pour eux, la balance bénéfice/risque est favorable à l'exposition solaire, donc aux UV en cabine.


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