• Par Isabelle Louet
  • Posté le 17 décembre 2016

Annamaya : l'art du bien-être

BEAUTY FORUM a choisi le Spa Annamaya comme "institut du mois" (n° décembre/janvier)

Pousser la porte de l'institut Annamaya, c'est plonger dans un autre monde. Ici, tout n'est que luxe, calme et évasion. « Annamaya est – et doit rester – pour les clients un havre de paix, explique-t-elle. Ils viennent se ressourcer, se détendre », avant d'ajouter dans un sourire discret : « et même se confier, parler de leurs joies et de leurs peines. Alors on doit tout faire pour leur faire oublier la réalité. »

Chaque client doit se sentir unique 
Pour y parvenir, Karine travaille d'arrache-pied, sans jamais compter ses heures. Elle veille aux moindres détails, tant côté déco : « toutes les trois semaines, je troque des accessoires pour d'autres, nous changeons la couleur des rideaux, des serviettes et de nos tenues, histoire de ne pas casser l'harmonie du lieu » ; que côté prestations : « j'ajoute régulièrement de nouveaux massages et soins ». Rien ne lui échappe ni n'est laissé au hasard. 
Afin de répondre aux attentes de ses clients et, bien sûr, motiver ses six esthéticiennes, Karine innove en permanence. « Pour découvrir de nouveaux protocoles de soins, je parcours le monde. » Dès qu'elle en trouve un intéressant, elle prend le temps qu'il faut pour en acquérir les techniques puis, avant de le mettre à la carte, forme son équipe. « La concurrence est rude, des spas, il y en a beaucoup. Pour se maintenir, il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, il faut avancer. » Élu meilleur Spa urbain en 2014 et 2016, les trophées qu'elle remporte ne font que renforcer sa détermination.

Main de fer dans gant de velours

Infatigable, Karine manage son salon avec rigueur. Car, ne vous y trompez pas, derrière son sourire et son rire communicatifs, cette femme de 45 ans dissimule une force de caractère indescriptible. Parce que ce spa, c'est la concrétisation d'un rêve qu'elle ne veut pas briser. Pour le monter, elle a dû se battre. Pas contre les banques qui l'ont suivie dès qu'ils ont reçu son projet, il y a maintenant plus de huit ans, mais contre la vie. « Ce spa, je l'ai monté seule, à la force du poignet, je ne dois rien à personne », explique-t-elle sans amertume. Difficile d'imaginer quand on rencontre cette femme toujours tirée à quatre épingles et souriante, les montagnes qu'elle a dû franchir pour en arriver là. 

De la danse à l'ésthétisme 

Rien ne la prédestinait à devenir gérante de spa à La Ciotat. Arménienne, la petite fille d'alors grandit à Erevan et, comme la plupart des enfants de son âge, prend des cours de danse classique. Très vite repérée, à 8 ans, elle intègre le Bolchoï à Moscou. « La danse, c'était ma vie, ma passion, mon avenir et une superbe école de vie. » Elle y apprend la rigueur, la persévérance. Et elle y acquiert une force de caractère inébranlable. Elle y est heureuse malgré tous les sacrifices que ce ballet internationalement reconnu exige. À 18 ans, elle se marie, suit son mari en France et met au monde sa fille, Jennifer. Et la danse dans tout ça ? « Mon mari m'avait promis que j'intègrerai la troupe de l'Opéra de Marseille, j'étais naïve car, évidemment, ce n'était pas si simple », se souvient-elle, sans l'ombre d'une quelconque nostalgie. Obligée de mettre sa carrière entre parenthèses, la jeune femme élève son bébé, découvre son nouveau pays d'adoption. 
Mais, la vie la rattrape. Du jour au lendemain, elle se retrouve seule à Marseille avec sa fille. Pour subvenir à leurs besoins, elle cumule les petits boulots. Sans jamais se plaindre : « j'ai alors appris le français », affirme-t-elle. Voir le verre toujours à moitié plein pourrait être sa devise. 
Ses différentes expériences dans les magasins de prêt-à-porter font ressurgir des souvenirs d'enfance : « J'adorais relooker mes copines au Bolchoï, leur donner des conseils de maquillage. » L'idée de devenir esthéticienne s'impose. Aussitôt, elle s'inscrit pour suivre une formation au Greta. Son diplôme en poche, Karine effectue des prestations à domicile. Ses soins plaisent, sa clientèle grossit… et l'envie d'ouvrir son institut s'impose. Après des mois de prospection et de démarches administratives, Annamaya ouvre ses portes à La Ciotat. Un lieu chaleureux, coloré, convivial, généreux. À son image. 

Sa fille, sa plus belle réussite

Passionnée, Karine respire le bonheur et la joie de vivre. Ce spa, c'est sa revanche sur la vie. Et si elle y est d'autant plus heureuse aujourd'hui, c'est parce que sa fille, Jennifer, 25 ans, l'a rejointe. « Un jour alors qu'elle était en sports études en GRS, elle m'a annoncé : “Je veux faire comme toi.” » Impossible de la faire changer d'idée. La petite Jennifer passe les diplômes nécessaires, se forme à l'étranger et se lance. Avec succès. À 25 ans, elle vient de remporter la deuxième place du prix des Meilleures mains de France, dans la catégorie Massage de bien-être neuromusculaire. De quoi faire rougir de fierté sa maman. 

SPA ANNAMAYA

 

Devenez l'institut du mois en nous écrivant à : institut@health-and-beauty.fr


Les autres articles de la rubrique

L'institut du mois : LES CENT CIELS

Tombée amoureuse de l’Orient et de ses mystères à l’âge de 23 ans, Véronique Bonnefont s’était juré de reproduire un jour à Paris un lieu magique où retrouver l’expérience du hammam. C’est ainsi qu’est née l’aventure des Cent Ciels, qui fête cette année ses onze ans d’existence.

  • Par la Rédaction

MEN'LY aux petits soins pour les hommes

Rien ne prédestinait Aude à se spécialiser dans les soins pour hommes et, pourtant, cela lui a tellement plu qu’elle a décidé de leur consacrer un institut de beauté.

  • Par Isabelle Louet
My little bulle

L'institut du mois : My Little Bulle

My Little Bulle, une bulle de bien être !

  • Par Isabelle Louet

Je m'abonne

Gagnez du temps, abonnez-vous en ligne

Categories

Newsletter

  • Inscrivez-vous à la newsletter Beauty Forum et recevez en avant première toute l'actualité beauté et bien-être.
  • Je m'inscris

Beauty Forum Paris 2017