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Auteur(s) : Anne-Lise FAVIER

9/06/2021

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Relativement répandue dans les pays anglo-saxons, la profession de facialiste commence à sortir de la confidentialité en France. Zoom sur cette spécialité avec deux pionnières, Catherine Bourgeois et Delphine Langlois.

Le secret le mieux gardé du teint de Kate Winslet ? Ses visites chez sa « facialiste », littéralement une spécialiste du massage du visage, qui utilise des techniques manuelles, un peu comme un yoga du visage, pour lui redonner éclat et jeunesse. « La plupart des esthéticiennes, de par leur formation, pratiquent des épilations, des soins du corps, du visage et des manucures. On a bien des spécialistes des ongles, les manucuristes. Et bien la facialiste, c’est l’experte du visage dans son entièreté : de la peau, mais aussi des muscles et de la lymphe », détaille Catherine Bourgeois, pionnière dans le domaine.

Une tendance née d’un besoin

« De plus en plus de femmes veulent un soin différenciant : si c’est pour appliquer un masque ou un gommage, elles peuvent le faire elles-mêmes; elles veulent plus, mais pas forcément dans la surenchère de produits et la surconsommation », complète Delphine Langlois, également facialiste. Formées auprès des meilleures facialistes étrangères, Russes, Japonaises ou Anglo- saxonnes, les deux spécialistes estiment que les clientes ne sont pas dupes et savent très bien qu’un produit seul ne fait pas tout ; certes, certains actifs vont apporter des bienfaits à la peau, mais quid des muscles, de la circulation pour travailler sur la fermeté ou l’éclat de la peau ?

Légitimer le métier

Signe des temps. Les marques s’attachent de plus en plus aux services de facialistes pour distiller la bonne parole en alliant l’actif à la gestuelle : massage, pression de la main, lissage, pincements, manœuvre drainante, tout est dans le geste, « nous allons même jusqu’au massage intrabuccal pour travailler sur les muscles », détaille Catherine Bourgeois. Une méthode spécifique qui s’acquiert en se formant. Si les deux pionnières ont fait leurs armes à l’étranger, elles ont décidé, cette année, de créer une académie des facialistes* où elles initient des esthéticiennes à ce nouveau métier : « quand nous avons commencé à être facialistes, nous étions deux, mais la demande existe et il faut désormais transmettre afin que la profession s’étoffe et puisse s’ouvrir », justifient les deux professionnelles. Et puis surtout, c’est l’occasion « de légitimer le métier, l’encadrer grâce à une charte de qualité », pour que n’im- porte qui ne s’improvise pas facialiste. La formation se déroule sur environ six mois à raison d’un module par mois. Plusieurs modules reposant sur les différentes techniques de massage sont obligatoires pour valider le cursus : Kobido, gua sha, detox faciale, stretching facial et enfin le module final sous forme d’examen. Chaque journée coûte environ 400 euros. Somme qui peut être prise en charge dans le cadre de la formation continue et même d’une reconversion professionnelle.

UN MÉTIER ENCORE CONFIDENTIEL

Elles sont moins de 50 dans le monde à pouvoir se targuer de pratiquer le facialisme dans les règles de l’art. En France, elles se comptent sur les doigts de la main. Les facialistes s’inspirent largement du Kobido, un geste ancestral venu du pays du soleil levant, pour prendre soin de la beauté du visage. Avec une prestation qui se valorise entre 100 à 200 euros, les facialistes sont encore réservées à un public confidentiel, mais de moins en moins, comme en témoignent les agendas surchargés des deux spécialistes françaises.

Académie des facialistes
7 rue Nicolas Charlet
75015 Paris