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Auteur(s) : Gil Amsallem

23/03/2026

posture respiration

Posture, respiration, placement… pour pouvoir prendre soin des autres en massage, il faut prendre soin de soi. Nos conseils.

Masser n’est pas un simple travail manuel, cela nécessite de la puissance, de la subtilité, de l’intention où la posture et la respiration déterminent la qualité du soin et au-delà, la longévité de la carrière du praticien. Pour que les techniques et les gestes restent bénéfiques sur le long terme, le praticien doit placer sa propre écologie corporelle au centre de sa pratique.

Les principes fondamentaux du placement

Autour de la table, le masseur ne doit jamais “forcer” avec ses bras ou ses mains. La force, l’énergie doivent provenir du sol et être transmises par le poids du corps. L’ancrage : les pieds doivent être bien à plat, écartés à la largeur des épaules ou en fente, pour assurer une base stable et une mobilité autour de ses points d’appuis. L’alignement articulaire : garder le dos droit et les articulations (poignets, coudes, épaules) alignées permet de transférer le poids sans créer de tensions parasitaires. L’utilisation du centre (Hara) : le mouvement doit partir du bassin. C’est le déplacement du centre de gravité qui crée et distribue la pression, et non la tension et la contraction musculaire des membres supérieurs du praticien.

Le rôle vital de la respiration

La respiration est le moteur invisible du massage. Elle remplit trois fonctions essentielles Protection énergétique : bien respirer permet au praticien de rester “centré” et de ne pas absorber les tensions émotionnelles ou physiques de son client. Transmission du calme : le rythme respiratoire du praticien influence celui du receveur par un phénomène de résonance. Une respiration calme induit un état de relaxation parasympathique. Gestion de l’effort : une expiration au moment de la pression la rend plus efficace et permet d’éviter l’apnée, qui fatigue le cœur et crispe les muscles.

La posture selon le style de massage

Le massage suédois demande de la puissance musculaire, le massage californien de la fluidité dans les grands déplacements, et le shiatsu une maîtrise parfaite de la pression verticale par le poids du corps. Massage suédois (puissance) : évitez de travailler avec la force des doigts ou des poignets. Utilisez le pivot du bassin pour engager la force du tronc. Si vous devez masser les tissus profonds (deep tissue), montez un genou sur la table (si elle est solide et large) pour surplomber la zone et laisser la gravité agir. Gardez vos coudes près du corps. Massage californien (fluidité) : ce massage utilise de longs glissés sur toute la longueur du corps, vous devez donc maîtriser la fente latérale. Ne restez pas face à la table, déplacez-vous parallèlement à celle-ci. Vos jambes font le travail de translation : le transfert du poids de la jambe arrière vers la jambe avant crée le mouvement de glisse sans que vos bras n’aient à pousser. Massage shiatsu (pression) : ici, on ne “pousse” pas, on “se pose”. Que vous soyez au sol ou sur table, vos bras doivent rester tendus (mais pas bloqués). La pression vient du relâchement de votre propre corps sur le point Tsubo. Votre centre de gravité (Hara) doit être directement au-dessus de votre main ou de votre pouce.

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